vendredi 5 décembre 2014

Edwin : un premier album révélation

Edwin, Le voyage aux origines
Julian Lambert, Manon Textoris
le Lombard, Sept 2014
72 pages, plus cahier graphique

Edwin est un album dont les auteurs ont bénéficié d'une résidence à la maison des auteurs au centre international de la bande dessinée d'Angoulême. Ils ont aussi obtenu le prix Raymond Leblanc (fondateur des éditions Lombard) des jeunes créateurs.
C'est justifié, pour un 1er album d'aventure au charme certain.

Londres 1854, Edwin est un jeune étudiant scientifique qui rêve de découvrir les origines de l'homme. Rejeté par ses pairs qui ne voient en lui qu'un jeune fou, il embarque clandestinement avec son majordome dans les cale d'un bateau en partance pour l'Afrique, affrété par un scientifique aventurier sans morale.

Suite à un naufrage, Edwin se retrouve néanmoins sur une terre qu'il croit être l'Afrique, mais qui va lui réserver bien des surprises.
Il va découvrir, plus que les origines de l'homme, ses propres… origines.
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J'ai été charmé par cet album au dessin agréable, posé sur un papier mat de bonne qualité, qui nous embarque pour un récit  fantastique, dans le sens le plus classique du terme.
Manon Textoris a écrit un beau récit d'aventure intérieure, et Julian Lambert est une révélation graphique intéressante.

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la Vallée, de Forneri et Trystam, lors du passage étrange des sosies dans le petit village… et la fin très poétique en barque, dans l'océan infini, m'a ramené aux agréables sensations de la Ballade de la mer salée de Hugo Pratt.

...Des références qui devraient vous donner envie de lire ce one-shot, idéal à offrir, tous publics.

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lundi 24 novembre 2014

Trillium : la plante psychédélique de Jeff lemire

Trillium
Jeff lemire

Urban Vertigo
Septembre 2014

Jeff Lemire est un auteur américain issu de l'école indépendante, au style alternatif que l'on a pu découvrir en France grâce à Monsieur personne (Mr Nobody, Panini 2010), et County Essex (Futuropolis 2010). (Vertigo et Top Shelf à l'origine)
Il a depuis travaillé pour la grande maison d'éditions US DC, avec des passages sur Justice league, Gren arrow, American vampire, Atom, et vient d'annoncer sa reprise de Bloodshot (Valiant) ainsi que de Hawkeye chez Marvel.… Autant dire qu'il fait partie des auteurs reconnus et respectés aujourd'hui.
Trillium a paru chez Vertigo, depuis 2013, sous forme de 8 comic books.

Le synopsis : En 3797, la botaniste Nika Temsmith recherche une plante dans les confins les plus reculés de l’espace connu. En 1921, l’explorateur anglais William Pike mène une expédition pour trouver un temple Incas aux propriétés salvatrices légendaires. Isolés à des années-lumière l’un de l’autre et alors que les murs de la réalité s’effondrent autour d’eux, ces deux âmes sœurs vont se rencontrer et vivre la dernière histoire d’amour de l’humanité.


L'arrivée dans le village autochtone ©Vertigo/Jeff Lemire

La couverture originale du #1, plus détaillée.

Sur 216 pages, l'auteur nous promène dans un dédale psychédélique de science-fiction, avec un dessin très personnel, désignant une œuvre forte, qui marque.
...Passé, futur, jungle et espace s'entrechoquent, dans une mise en page plutôt agréable, même si par moment, quelques planches sont constituées de gaufriers 4 niveaux de cases qui ne permettent pas une lecture confortable. Les polices de caractère sont alors trop petites.
Jeff Lemire
nous secoue un peu plus en inversant le sens de certaines pages pour mieux assumer le côté miroir des relations à travers l'espèce temps des deux principaux protagonistes. La sortie d'Interstellar au cinéma au même moment est-elle un hasard ?
Et si le récit demeure très intéressant et la poésie bien présente, cette liberté de mise en page perturbe un peu trop le confort de lecture. J'ai eu pour ma part assez de mal à retrouver le fil du chemin après avoir retourné le livre deux ou trois fois… bien que l'histoire m'ait parue assez claire au final.
Un petit bémol ceci dit, eut égard au reste de l’œuvre.

L'album s'achève avec 20 pages d'illustrations et de notes, dont quelques traductions du langage extra terrestre des indigènes Atabitiennes. Un autre atout parsemant l'album d'une étrangeté supplémentaire, pour une oeuvre majeure de science-fiction dessinée qui laissera une trace, comme a pu le faire un autre roman graphique exigeant : the Fountain.

Le blog de l'auteur : http://jefflemire.blogspot.fr/

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vendredi 14 novembre 2014

Frankenstein, le monstre est vivant !

Frankenstein le monstre est vivant
Steve Niles, Berni Wrightson
Soleil prod.
Oct 2014

Depuis 2012, Berni Wrightson, le maître de l'horreur est à nouveau aux pinceaux grâce à son ami Steve Niles avec lequel il avait déjà collaboré à son "retour" en album avec la série City of Others (non traduite à ce jour en France).
Un retour que j'avais remarqué et souligné sur le site Wrightson in french.

Malheureusement, notre talentueux dessinateur est atteint, si je ne m'abuse, de la maladie de Parkinson, et les temps de réalisation se sont rallongés de plus en plus. Il a donc fallu patienter plus de deux ans pour avoir les trois fascicules comics originaux de cette nouvelle réalisation.
Mais cela valait l'attente.

©Wrightson from Bleeding cool

©Wrightson from Geeksofdoom
Le monstre de Frankenstein, abandonné dans les glaces du pôle nord à la fin de l'histoire originale de Mary Shelly (magnifiquement mis en dessin par Wrightson dans les années quatre vingt, et considéré comme son chef-d’œuvre*) sort de son cercueil naturel, suite au réchauffement du à un volcan, et repart à la recherche de ses origines.
Sur son chemin il rencontre un montreur de monstre en foire pour lequel il travaille un temps, puis un professeur et sa fille, auprès desquels il découvre son humanité.

...Un récit qui n'est pas fini, mais dont Soleil nous libre ici les trois comics existants à ce jour, dans une superbe édition grand format cartonné, qui met particulièrement en valeur le dessin noir, gris et avec de légers aplats couleurs (bleus) du dessinateur. De superbes planches aux détails soignés nous rappelleront le meilleur de Wrightson, sur un scénario soigné de Steve Niles.
Un incontournable !

(*) Publié d'abord chez Albin Michel en 1984 puis réédité en 2010 chez Soleil.
Voir : http://www.berniewrightson.fr/

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mardi 11 novembre 2014

Adam Clarks : Atom style forever !

Adam Clarks
Lapone -Hautière
Glénat - treize étrange
Octobre 2014

Un format inhabituel, un graphisme hyper stylé.
...On connaissait déjà le dessin très "Atomium" de l'italien Lapone, ("Ada", trois albums chez Paquet,) ou divers sketchbooks ou petits récits… ), mais cette édition cartonnée très grand format (289 x 368) met particulièrement son dessin  en valeur.

Ce récit rétro futuriste (vêtements et décor 50's sur la couverture, vaisseaux sillonnant le ciel) annonce la couleur : on pense obligatoirement à Serge Clerc et à Darwyn Cooke, deux de plus grands représentants du genre.*

Adam Clarks nous est présenté en voix off, par un personnage qui n'apparaît qu'aux yeux du lecteur. il s'agit d'un gentleman séducteur, chroniqueur de la rubrique jet set dans la revue Puppet. Il fréquente donc les soirées mondaines. Ce soir il assiste au vernissage d'une exposition de bijoux, dont le clou est un rubis de taille exceptionnel : le Delong star.

Il fait la rencontre d'une fort belle demoiselle, avec qui il va passer la nuit. Enfin, pas tout à fait, car en plein milieu de celle-ci, il s'équipe, et avec grand professionnalisme, dérobe le joyau, avant de retrouver au lit comme si de rien n'était.
Mais ce petit manège n'est pas passé inaperçu pour tout le monde…

Stylé, vous avez dit ? (© Glénat/Lapone/Hautière)
Si le scénario de Hautière (Perico actuellement avec Berthet) est très maîtrisé, et nous offre un polar agréable et efficace, c'est bien sûr le graphisme de Lapone qui est exquisement mis en avant dans une maquette (presque) luxueuse, aux clins d’œil appuyés à Serge Clerc. En effet, dés les pages  de garde, le ton est donné, avec un portait en pied où l'on jurerait percevoir Phil Perfect, le héros du dessinateur roannais, tandis que la page de titre reprend quasiment à l'identique les polices et cadre du logo du dessinateur "espion".
Un autre album avec Hautière,
chez treize étrange
L'intérieur reprend ses droits et on se laisse néanmoins happer par le style tout de même personnel et reconnaissable de Lapone, sur 57 pages, tandis que 6 supplémentaires en fin d'album, nous offrent un bonus agréable avec croquis et divers dessins couleurs.

Une superbe réussite, tous publics, qui permettra à un public plus large (sans jeu de mot), on imagine, de découvrir le dessin de Lapone.
Je le recommanderais  ceci-dit chaudement  aux amateurs d'Atome style, et aux collectionneurs de beaux livres.

(*) Ne pourrait-on pas citer aussi aujourd'hui Elsa Charretier ?

Visitez le blog de Lapone. 

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dimanche 26 octobre 2014

Universal war two T2 : quand Théa rencontre Kalish...

Universal War 2 T2 : La terre promise
Denis Bajram
Casterman
Sept 2014

1998 : Bajram surprend le monde des lecteurs BD avec une série SF exigeante qui va marquer la décennie à venir : "Universal War one". Projet, sinon titanesque, au moins très ambitieux qui sur 6 tomes va nous projeter dans le futur, en 2141 et l"'univers de nos descendants.
Ceux-ci vont être confrontés à une menace : le wormhole, trou noir artificiel créé par les CIC : colonies industrielles de colonisation, qui va pulvériser la terre.
Mais  l'escadrille "purgatoire", menée par Ed Kalish, chargée de lutter contre ce fléau va découvrir fortuitement lors d'un incident le voyage spatio-temporel.
Ceux-ci, en orbite éloignée après la destruction de la terre, vont remonter le temps 300 ans plus tôt.
Là, ils vont créer une nouvelle civilisation sur une planète éloignée, : Canaan, et écrire un livre prophétique pour le futur; la bible de Canaan.
Tome 1 de UW2


7 ans plus tard, Bajram, après d'autres expériences éditoriales est de retour avec la suite : Universal war two.
Le 1er tome "Le temps du désert", paru l'année dernière racontait comment les descendants de Cananéens avec à leur tête Salomon, est ses enfants : Théa et Vidor, "régnant" grâce à leurs acquis scientifiques sur les restes des colonies du systèmes solaire, tentent de lutter à nouveau contre ce qui reste des CIC et leur wormhole cette fois-ci caché au cœur du soleil. L'idée de lancer une sonde destructrice "Phénix" au cœur de ce dernier échoue et se retourne contre eux. le soleil finit aspiré comme la Terre, et Mars, l'une des bases des ex terriens est attaquée par des triangles noirs destructeurs.
Tandis que les cananéens sont en orbite autour de la planète rouge, craignant le pire, cette dernière est aussi anéantie.
Théa, sauvé par sa famille in extrémis, retourne sur Canaan et compte bien trouver une issue à cette guerre universelle….

L'escadrille par qui tout a commencé.
Dans ce nouveau tome, dont Théa orne la superbe couverture, celle-ci porte un uniforme et un casque cananéen, uniforme qu'elle exécrait auparavant. C'est la clef de ce nouvel album qui nous explique comment la menace des triangles persistant, la flotte des descendants de Kalish vont tenter désespérément de lutter pour leur survie.
Théa, oscillant entre résistance à la pseudo dictature de sa famille et pouvoir qui lui est donné, va se servir des leçons de communication temporelles de l'école spéciale avec son ancêtre Kalish afin de le rencontrer et lui demander son aide...


Il faut pouvoir suivre ce récit aux nombreux sauts spatio-temporels, mais il est tellement peu courant de lire des récits de science-fiction en bande dessinées de ce niveau, que l'effort demandé en vaut la peine. Bajram confirme, s'il en était encore besoin, son énorme talent, et de scénariste, avec un intrigue compliquée qui tient en haleine, et de dessinateur. Son style est en effet de plus en plus fluide quand à la mise en page, ses couleurs très agréablement posées, et son "trait" numérique très précis.

Un deuxième tome toujours aussi passionnant où nous sont présentés de nouveaux personnages, comme Malik, ami de Théa, et sa bande de résistants, et où le profil de Vidor est développé, laissant poindre ses questionnements. Mais c'est bien Théa qui porte l'album.
Une superbe scène du conflit à la fin du tome rappellera surement à beaucoup la Guerre des mondes de HG Wells, avec ses vaisseaux à tentacules.

Un must-have.

Rappel : à lire, le superbe : "Bajram, destructeur d'univers" (Thierry Bellefroid, entretiens, SoleilOctobre 2010)



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vendredi 17 octobre 2014

Le château des étoiles : un Alex Alice façon Jules Vernes.

Château des étoiles T1la conquête de l'espace
Alex Alice
Rue des Sèvres
Sept 2014

On ne présente pas Alex Alice, auteur trentenaire qui a connu le succès entre autre avec les 4 tomes du Dernier testament chez Glénat avec Xavier Dorisson.
Ici, seul, il se lance  dans une nouvelles aventure scénographie et graphique, mais aussi éditoriale, puisqu'il a intégré la toute nouvelle collection BD "jeunesse" de l'Ecole des loisirs :  Rue de Sèvres.(1)

D'abord publiée sous forme de trois gazettes grand format en Mai, Juin et Juillet, le Château des étoiles a ensuite vu un premier tome (sur 2) publié sous forme de bel album cartonné en Septembre.

...XIXeme siècle, en France : Claire est une jeune aventurière qui rêve de découvrir l"Ether", (la matière qui constitue l'espace), à l'aide d'un ballon gonflable à la technique révolutionnaire. Bien que son mari s'y oppose, elle tente l'expérience et monte en altitude. Arrivé à plusieurs milliers de pieds, un souci technique l'empêche de redescendre, et elle atteint son but, mais y laisse sa vie.

Un an plus tard, son fils Séraphin, pris par le virus, se prend à suivre sa voie.
Convoqué en Bavière par un mystérieux courrier, son père, Archibald, après une tentative d'enlèvement à la gare, par ce qui semble être des agents prussiens, doit néanmoins fuir avec son fils et rejoindre le fameux château le "Rocher du cygne", appartenant au roi de Bavières.
Là il y rencontre d'abord Hans, un jeune aventureux et sa sœur Sophie, qui ont retrouvé un courrier de Claire et tente de rejoindre deux aussi l'Ether en reprenant les recherches. Le roi a convoqué Archibald pour l'associer à son architecte  afin de construire le vaisseau qui pourra les emmener dans l'Ether.
Mais la cour de Bavière est infiltrée par le Chambellan du roi, à la solde des prussiens qui veulent mettre la main sur cette technique révolutionnaire de déplacement.

Le gazette n°2 © Alex Alice
Alex Alice nous embarque dans ce récit steampunk où la grande histoire se mêle à la science-fiction.
Nous sommes très proche de Jules Vernes avec ce voyage incroyable qui se prépare. Le tout dans une ambiance politique tendue. La présentation en gazette de l'époque a fait d'autant plus ressortir cet aspect.
La présentation de l'album a été particulièrement soignée, avec une édition au dos et à la couverture Pelior bleue claire, et aux pages de gardes très stylisée.
On se croirait en plein Sceptre d'Ottokar.
Le récit est prenant, les dessins, plutôt stylés anime manga, agréables, et les héros sont attachant.
Le suspens est à son comble lors de la 64eme page, et la suite, qui devrait emmener nos héros dans l'espace promet énormément.

> Une sorte de Flash Gordon français du XIXe, mariné de Tom Sawyer !?  
Un récit tous publics, dont on attend avec impatience la suite !


(1) http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/bande-dessinee/bd-decollage-reussi-pour-la-maison-dedition-rue-de-sevres-creee-il-y-a-un-an

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jeudi 9 octobre 2014

Gamine : une oie sauvage chez un ogre de Porcelaine

Porcelaine, T1 Gamine
Benjamin Read/Chris Wildgoose
André May
couleurs
Delcourt
84 pages et 10 de croquis.

Benjamin Read est un auteur et réalisateur anglais. Il officie dans le genre fantastique/féerique, voire épouvante avec son dernier fin (DVD) "Captive" (Armistice) http://www.armisticethemovie.com/

Trois de ses comics sont disponibles chez Improper Books, maison d'édition qu'il a créé : Porcelaine, et trois inédits à ce jour : Briar,  Butterfly gate, et Night post. Les trois premiers sont dessinés par Chris Wildgoose (oie sauvage). C'est leur première publication en France.

…C'est l'hiver, dans une ville qui pourrait être Londres, sans doute au XIXe siècle. Un Londres féérique, à la Dickens.
Gamine, une petite sauvageonne faisant partie d'une bande d'enfants abandonnés, s'apprête à effectuer un vol dans une propriété étrange, aux murs très hauts. Il y vivrait dit-on une sorte de sorcier. Forcée par l'ainée de la bande : Belle, elle prend son courage à deux mains et passe le mur.
Là, elle va être récupérée par un riche propriétaire, à stature d'ogre, mais plutôt bienveillant, qui l'adopte, en souvenir de sa femme défunte.
Il fabrique, et s'est entouré d'automates, en porcelaine, constitués à partir d'os humains récupérés dans les fosses communes. 
Gamine jouit d'un confort absolu, mais à cependant l'interdiction formelle de franchir la porte fermée à clef menant au cœur du processus.
Mais un jour…

L'entrée du domaine
(Copie d'écran du teaser vidéo)

Porcelaine séduit tout d'abord pas sa magnifique couverture, aux thèmes empruntés à l'art déco. Le dessin de Wildgoose est particulièrement agréable, et les quelques inter chapitres qui parsèment l'album font aussi beaucoup pour son atout graphique. La colorisation d'André May apporte la dernière touche au ce raffinement d'une édition grand format que Delcourt a soignée.
Briar,
un autre album dessiné par Wildgoose
Le superbes inter chapitres




Son scénario est inventif, encré dans l'univers du conte (Pinocchio, la petite vendeuse d'allumette, le roi et l'oiseau…), son suspens bien réel, et les chutes originales. On baigne en plein féerique, et si l'ambiance pourra rappeler les univers d'un Neil Gaiman (Books of Magic, Stardust…), le côté un peu macabre de la fin du récit dirigera nos souvenirs du côté d'un Sweeney Todd (Tim Burton)


…Raffinement, fantastique, suspens, chutes bien pensées… cela fait un premier album au fort potentiel créatif, de toute beauté.
Deux suites sont prévues : Bone china et Ivory Tower, où l'on verra Gamine vieillir.

> Un indispensable comics anglais, tous publics, quoi que certaines scènes pourront choquer les plus jeunes.

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Analyses