dimanche 23 septembre 2012

Page noire, pour un souvenir brûlant

Page noire 
Giroud/lapière/Raph Meyer

Futuropolis 2010

Pas une nouveauté, mais un album à ne pas manquer !

...On apprécie quasiment à chaque fois les albums de chez Futuropolis. A croire que la grande maison d'édition n'a pas connu de soubresauts : Grand format, beau cartonnage, dos souvent rond.. la présentation est à la hauteur des contenus.

Page noire est un thriller, et un bon, qui sent la série TV, mais dans le bon sens du terme. Kenny, jeune journaliste souhaite réaliser l'interview d'un auteur très secret et discret. Grâce à sa persévérance, et sa curiosité, elle arrive à repérer l'homme (Carson Mc Neal, son pseudonyme), et à l'aborder. En parallèle des flashback nous donnent à voir l'enfance de deux êtres : un jeune russe en pleine guerre afghane, et une enfant arabe (Maria/ Afia Maadour). Les destins de ces trois vont se croiser, de manière dramatique.

Giroud et Lapière déroulent avec brio un très beau récit admirablement agencé, au suspens bien ténu. Les passages du présent sont colorés en bleu, tandis que les flashback le sont en rouge. Une manière originale et poétique de bien se repérer dans la trame.
> Une belle réussite, menée sur 100 pages, qui rappellera d'une certaine manière sur sa thématique le très bon film de Nicole Garcia : "Un balcon sur la mer" (2010), dont il est d'ailleurs contemporain.

samedi 22 septembre 2012

La place du livre samedi 29 septembre 2012







Antoine BRIVET, le dessinateur de TORTUGA (série en 2 volumes) aux éditions Ankama et les auteurs du fanzine roannais  GUERE EPAIS seront présent dans l'espace dédicaces.




lundi 17 septembre 2012

Green lantern, Panini, et Urban comics

...Dernière chronique en date : Avril 2012, ...il était temps de reprendre les activités !

Urban comics est un nouvel éditeur spécialisé en comics (filiale de Dargaud), qui a débuté cette année 2012. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sa ligné éditoriale est fracassante.
Je vous laisse vous reporter à son site officiel et son catalogue pour en juger par vous même.

Revue Panini 2006
 Aujourd'hui, petite séance de rattrapage pour la série Green lantern :

 Le film Green lantern, sortit en 2011 n'a pas eu les critiques qu'il méritait, et bien que cela ait affecté ses entrés en France, il n'en reste pas moins un film tout à fait agréable et bien réalisé que l'on prendra beaucoup de plaisir à regarder en DVD.
Son autre intérêt a été d'avoir relancé la carrière du héros vert dans nos librairies et kiosques. Et si Panini comics a porté la flamme durant une longue période, c'est aujourd'hui l'excellent Urban comics qui prend le relais avec ses beaux albums cartonnés. Dessins ET scénarios de qualité !

Petit récapitulatif chronologique et par éditeurs de ce que l'on peut lire en français aujourd'hui. Nb : Les albums Panini non épuisés, et ceux d'Urban comics  sont disponibles à la librairie :

 
Arédit de 1972 à 1981 (35 numéros) : Green Lantern (Pop magazine / Flash) (Revues épuisées, bien sûr)

Revue Panini 2007
Panini, dés Déc 2005 : Green lantern Rebirth dans la revue DC universe : (5 n° "Rebirth" de Geoff Johns, 16 n° de  Geoff Johns "Airborn"..., jusqu'à "Star Saphire", puis la série "Sinestro corps" plus "Blackest night", le tout sur 66 n° jusqu'en Nov 2011)

Weeta 07/2007 : Green Lantern vs. Aliens

Panini albums :  
- Green Lantern (Le Porte flamme) Big books (06/2008) 
Kyle Rayner (Ion) a hérité des pouvoirs de son ex petite amie Jade, à la sortie de la série "Infinite crisis". (Prépublié dans la revue Dc renaissance #21, 2006); revue qui paraîtra jusqu'en Novembre 2011 (66 numéros) (voir l'article du site Comics sanctuary)


- Green Lantern (DC Deluxe Panini) (Renaissance/rebirth) 07/201 (L'album du relaunch de la série, avec l'épisode Paralax !)  

voir : http://www.comicsblog.fr/9241-Green_Lantern_Renaissance_la_review


 - Green Lantern Corps  (Blackest night) Panini, 07/2011(Voir la chronique sur ce blog)

- Green Lantern (Best Comics, Panini) (Origine secrète 08/2011) 
- Green lantern (DC Heroes, Panini) (Sans pêchés) 08/2011  (Avec Green arrow, et Doc Phantom)
Sans pêchés (2011)

Sinestro (Juin 2012)
Urban comics (2012)
Albums : 
- Geoff Johns présente Green Lantern – Sans peur tome 1 (23 Mars 2012) 
- Geoff Johns présente Green Lantern Tome 2 
- Green Lantern: Tome 1 – Sinestro (Juin 2012) 

Presse : De Mars 2012 à Sept 2012, et à suivre jusqu'en déc 2012 (#8) :
- Green Lantern Showcase #1 : (la guerre des Green lantern)
- Green Lantern Showcase #2 
- Green Lantern HS #1 (transition) 
-  Green Lantern Saga #1 (le retour de Hal jordan, après avoir été banni) 
- Green Lantern Saga #2 
- Green Lantern Saga #3 
- Green Lantern Saga #4 
- Green Lantern Saga #5

lundi 2 juillet 2012

Pourquoi j'ai voulu détruire ce monde

Pourquoi j'ai voulu détruire ce monde
Bicargo

Ankama
Avril 2012

Dans un futur relativement proche : Sur le tore, station orbitale située au delà de Pluton, et dans laquelle habite Deirdre, jeune femme blonde, c'est un grand jour. En effet, on apprend par les techniciens travaillant sur SISP21, planète rapprochée, que la terraformation est engagée.
Entretenant une correspondance  courriel avec un terrien depuis quelques années : Karl , Deidre profite de ce jour et grâce à ses économies, pour entreprendre le voyage vers la Terre qu'elle n'a jamais connue.
Son voyage lui réservera bien des surprises, même si au final, l'amour sera roi.


Bicargo n'a pas une expérience énorme dans l'univers sans pitié du monde des albums BD, et ce premier cartonné va sans doute le révéler.
Ce roman graphique de science-fiction de 105 pages rassemble en effet toutes les qualités d'une réussite. On a même l'impression d'une oeuvre étrangère tant le ton est si peu courant dans la production française actuelle.
On serait d'ailleurs tenté dans cet esprit de rapprocher cette œuvre de l'étonnant Le dernier cosmonaute d'Aurélien Maury (Tanibis 2010).

Mais là ou Maury avait conté une histoire plutôt intimiste, mettant en scène deux personnages principaux et leur relation amoureuse, le tout dans une sorte de huis-clos se servant du rêve comme un prétexte à la science-fiction, ici Bicargo nous entraîne vraiment dans l'espace.
Et même si les pérégrinations de son héroine Deirdre auraient pu se passer tout à fait ailleurs et aujourd'hui, la maîtrise du sujet et la passion apparente pour l'espace (et ses stations orbitales) rajoutent peinement à l'intérêt de cette étude de moeurs du genre humain.
Les questions soulevées étant d'une tonalité sociale forte :
Qui est étranger parmi nous ? qu'est-ce qu'être terrien (humain ?),  l'hospitalité est-elle un vain mot ?, la distance nous sépare t'elle vraiment, ou le coeur et les sentiments suffisent-ils à faire que l'on est lié ?...

Les personnages et les idées originales du scénario charment par leur humilité et leur simplicité de ton. L'humour beaucoup présent (cf le titre) équilibre le sujet plutôt dramatique, et on se prend à penser aux humains de Farenheit 451, version Truffaut. (...)

Les dessins rétro futuristes (entièrement conçus sur ordinateur) de l'auteur et les fausses couvertures parsemant l'album n'empêchent pas un découpage réussi, et parfont ce roman, qui je le crois, ferait un excellent film (indépendant) au cinéma.

Bravo.

vendredi 15 juin 2012

La Segmentation de Malka

Segments T1 Lexipolis
Richard Malka/Juan Gimenez
Glénat
Nov 2011

L'idée principale consiste en une union galactique des fonctions segmentées, (UGFS), ensemble de planètes censées regrouper en leur sein les humains partageant les mêmes fonctions et mêmes abilités. Un ordre tyrannique en réalité, le "segmentisme", dirigé par les 7 Guides, "immortels"  qui demandent à repérer dés l'âge de sept ans les enfants lors d'un pseudo test afin de les affecter dans telle ou telle "prison" : Stakan, (secteur du travail), Muse (créativité), Psyche (spiritualité), Lexipolis (Justice), Neo-sparte (guerre), Voluptide (jouissance, jeux), et Mercante (commerce).

Perci Lars et Beatrix Lhuvine, deux jeunes adultes, pour des raisons différentes, se retrouvent en rebellion contre ce système, et rejoignent les sans couleur, groupe de résistants.


Un nouvel album de science fiction avec Juan Gimenez au dessin, cela est plutôt synonyme de qualité, au moins graphique.
On peut cependant être un peu  lassé par la profusion de titres réalisés avec Jodorowski  (cycle des Métas barons) et s'attendre à ce que cet album reproduise l'univers particulier déjà vu.
Mais si la science-fiction dessinée par Gimenez est la plupart du temps au service de scénarios de space opéras souvent guerriers, cette nouvelle série aborde des idées plutôt intéressantes, et présente des personnages charismatiques, le tout nous enmènant à la fin de ce premier tome de manière ennivrante.

Il faut dire que Richard Malka, avocat de profession quadragénaire, a su faire se rencontrer dans cet album sa connaissance du droit (et sa passion des lois) et l'expérience graphique et de science-fiction de Gimenez. Ajoutant à cela quelques scènes prenantes (comme la descente dans l'atmosphère des deux héros, vétus seulement de leur combinaison), la création au final donne une recette gagnante, toute en subtilité.
Une série de bonne augure pour la BD.

lundi 4 juin 2012

Pas de fumée noire.. sans Aliens !

Aliens
2 Paradis express

Liam Sharp, Ron Marz, Jay Stephens
Sharp, Wrightson, Risso
Soleil US comics
Avril 2012

Ce tome fait suite en terme de collection au Aliens plus qu'humains paru en 2010.
Il s'insère comme tome à part entière d'histoires longues ou courtes concernant le Xénomorphe seul, alors que d'autres tomes proposent des cross-over (Batman, Predator..etc.)
Dans ce volume, trois histoires différentes : la plus longue (42 p) par Liam Sharp, et deux moyens-courts récits de 12 et 22 pages chacun.

Paradis express
(Fast track to heaven) date de 2011 et nous emmène  sur un vaisseau stationné au dessus d'Europe, satellite de Jupiter.
Celui-ci est relié à la planète par un ascenseur géant, qui descend jusqu'aux tréfonds des océans du satellite.
Entre les deux, une forme de vie a été repérée et plus aucun contact n'est établi avec les explorateurs.  Une équipe doit donc descendre afin de s'assurer du bon fonctionnement des équipements...
Le dessin de Liam Sharp est moderne et plutôt intéressant, avec un aspect très numérique.

Incubation est dessiné par Berni Wrightson et scénarisé par Ron Marz, mais date de 1995,. Le style est donc un peu plus daté.  C'est un récit court abordé avec une voix off dont on ignore d'abord le personnage sujet.
AVPWikia.com nous apprend que ces 12 pages publiées en leur temps sur deux numéros de Dark horse presents (101 et 102)", peuvent être considérées comme un préquel du Batman/Aliens part 1 dessinée par le même auteur où l'action se déroule effectivement dans une jungle terrienne. On considérera donc ce petit bonus comme un addentum à la saga Aliens, et à la bibliographie française de Wrightson.

Spectre (Wraith) date de 1998 et met en scène une bande de jeunes migrants sur l'agro colonie Tigru Mires.
On retiendra de ce récit l'ambiance feu de camp et le dessin d 'Eduardo Risso, tout comme le final qui nous dévoile le vaisseau des "Ingénieurs" vu dans Alien le film (1979) et Prrometheus. Une sorte de raccord géographique et temporel donc à la saga, qui annonce le comic "Apocalypse".
++Nb : Ce récit est une réédition puisque le label français Wetta worldwide l'avait déjà proposé compilé au titre "Stalker" en 2005.
Cf : Wetta, le site.

Au final, un cartonné sympathique, mais pas des plus indispensables dans la longue lignée des Aliens de la saga.

jeudi 31 mai 2012

Locke & key : un comic réussi bientôt à la TV ?

Locke & Key t1 (sur 3)
Benvenue à Lovecraft

Joe Hill/ gabriel Rodriguez
IDW/ Milady
Sept 2011 (réed)

Le label Milady continue à nous surprendre de belle manière avec ce titre mélant épouvante et féérie, paru en 2010 dans un premier tirage.

Joe Hill est un romancier qui a reçu un Eisner Award en 2011 pour ce titre. Quant à Rodriguez, c'est un dessinateur Chilien bien ancré dans le genre (Histoires de Clive Barker, Romero..)

Le couple Locke vit plutôt paisiblement à Mendocino valley, avec Bode le benjamin (10 ans environ) , Tyler (grand ado costaud) et Kynsey, leur soeur, adolescente aussi. Leur père est proviseur au Lycée du coin, et il a le malheur de posséder quelque chose, qu'un jeune dont il s'occupe, pas très heureux et plutôt dérangé veut fortement.
Armé et accompagné d'un copain tout aussi taré que lui, ils vient un jour perpétrer un massacre à la maison, tuant le père, tandis que le reste de la famille arrive à s'échapper.
Sam Lesser, le tueur, est arrêté et enfermé, tandis que la famille déménage loin d'ici dans une maison secondaire isolée,  à Lovecraft, petite bourgade paumée du Massachussets, pour oublier.
Mais  cette bâtisse assez ancienne possède d'étranges propriétés, comme une porte qui donne sur l'au delà.. et un puit muré à l'extérieur qui détient détranges secrets... Et c'est justement ceux-là que Sam cherchait à percer...

Si l'on pense un peu à Courtney Crumrin quand on lit avidement cette première partie, c'est sans doute pour l'aspect gothique de la maison, et cette ambiance de lycée et d'enfance, avec ses nombreux flashbacks.
Mais l'autre référence qui vient à l'esprit est la série The lost room (2006), où déjà, une clef permettait de passer d'un univers à l'autre via un porte.

En tous les cas, le dessin agréable et moderne de Rodriguez rend fluide le récit bien écrit de Joe Hill, et nous tient en haleine jusqu'au bout des 168 pages de ce premier tome. (galerie d'illustrations) comprise)
Une agréable surprise.

Nb : Les deux autres tomes ont parus depuis. Voir le site Milady
A voir : le trailer de l'adaptation film, toujours en cours...(sur les Mystérieux étonnants)

Analyses